Top 5 morceaux : « Starvation » 1 à 5 d’Ace Hood

Si on devait faire un top des rappeurs US les plus sous-côtés, Ace Hood occuperait une place de choix. Une carrière longue comme le bras avec plus de 16 mixtapes et 5 albums dont le dernier « Trust The Process II – Undefeated » a fait partie de mon top de l’année 2018. Malgré tout ça, il n’a jamais pu se prévaloir du statut de star comme Kid Cudi ou B.o.B. nommés la même année en 2009 dans la liste des Freshmen. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir sorti des projets de qualité comme sa série de mixtapes « Starvation » sur lesquelles nous allons revenir aujourd’hui.

We On : « Starvation »

Dans la foulée de la mixtape « The Statment 2 », le rappeur de Floride, signé à cette époque sur We The Best le label de DJ Khaled, sort son premier volume de « Starvation » entouré d’un duo de producteur très talentueux : Renegades. Cette tape se veut ambitieuse et permet ainsi au rappeur de franchir un cap, prise de risque musicale mélangée à des morceaux plus « classiques » pour ne pas perdre sa fan base, le projet est un véritable succès sur le site Datpiff. L’apothéose se produit sur la cinquième piste avec « We On » , un son aussi bien mélodieux que positif où Ace Hood vient nous parler de son succès et de l’énergie favorable qui s’en dégage aussi bien pour lui que pour son équipe.

Fuck Da World : « Starvation 2 »

Moins d’un an après la sortie du premier tome, Ace Hood est passé chez YMCMB et sort le 10 janvier 2013 « Starvation 2 » qui contient 20 morceaux et pas mal d’invités : Meek Mill, Plies, French Montana, Choo Choo, Kevin Cossom et Yo Gotti. « Fuck Da World » est à l’opposé de « We On », dans celle-ci, il vient dépeindre tous les mauvais côtés d’un monde qui obéit aveuglement à des ordres divins, qui a à sa tête des gouvernements de meurtriers qui sont une gangrène pour nos sociétés, de ses potes qui meurent dans les rues, de la peur qu’il ressent pour sa famille en sachant que quelqu’un peut s’en prendre à eux. Une preuve de l’éclectisme du rappeur qui peut quand il le faut faire des morceaux qui nous amènent à réfléchir sur ce qui nous entoure.

Hip Hop : « Starvation 3 »

Dans la foulée de son album « Trials & Tribulations » qui a reçu d’excellents retours avec des morceaux comme « We Outchea » ou « Bugatti« , Ace Hood a le vent en poupe et décide de modifier sa recette dans « Starvation 3 » en invitant des artistes comme Mavado ou Betty Wright. Pour ma part c’est une nouvelle formule beaucoup moins convaincante et les morceaux perdent en spontanéité et en profondeur, néanmoins certaines des 14 pistes disponibles sur le projet gardent malgré tout une belle saveur et « Hip Hop » en fait partie. Une vraie déclaration d’amour, un beau message où il dévoile ses sentiments au hip-hop car sans lui il est perdu et c’est le seul qui a été là dans les bons comme dans les mauvais moments.

Carried Away – « Starvation 4 »

Je dois avouer être totalement fan des 2 premiers volumes et avoir beaucoup plus de mal avec les 2 suivants néanmoins on y retrouve toujours de bonnes choses. En 2015, un an après le précédent, « Starvation 4 » est libéré. Pour la première fois, aucun invité n’est présent et la mixtape comporte seulement 11 pistes. Ses fans sont assez dubitatifs devant le virage artistique qu’il a entrepris avec le troisième tome mais le rappeur de Floride continue d’assumer ses choix et va au bout des choses sur ce projet. « Carried Away » est un pur banger egotrip où il se fait plaisir mettant en avant ses richesses et son mode de vie de star, un morceau particulièrement réussi qui mérite amplement sa place dans ce top 5.

Goes Around Comes Around – « Starvation 5 »

Alors qu’il avait annoncé que le quatrième volume serait le dernier, il est finalement revenu sur sa décision et en 2016 voilà le dernier en date (au final entre 2012 et 2016, il en aura sorti un par an). Beaucoup plus réussi que les deux précédents, Ace Hood a su enfin réussir la recette testée sur « Starvation 3 » & « Starvation 4 » et surtout trouver les bons invités pour l’aider à ça : Rick Ross, Fabolous et Bruno Mali Kidd. Sur ce volet, il a repris son rap très introspectif sur des prods plus faciles d’accès pour le grand public, l’exemple typique est « Goes Around Comes Around ». Autour du questionnement sur pourquoi les gens peuvent le détester, il avance différentes suppositions comme le fait qu’il a la mentale contrairement à beaucoup de gens, qu’il sert de miroir à leur échec et surtout qu’il a un don pour le rap qui attire forcément la jalousie, quoiqu’il en soit il se promet une chose : ne jamais retourner en arrière et redevenir pauvre.
Selon certaines rumeurs, « Starvation 6 » serait dans les rails pour sortir cette année, et vous, est-ce que vous aimeriez ça ?

 

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