Ce n’est pas encore officiellement l’été mais peu importe, la saison des festivals a commencé ! Avec la venue de personnalités telles que SCH, Caballero & JeanJass ou Alpha Wann, inutile d’attendre une semaine pour commencer à célébrer les rayons du soleil ! Malheureusement, à Marseille, le vent s’est rebellé et a provoqué un sacré remue-ménage durant la fin d’après-midi. Largement assez pour menacer l’ouverture du festival…

Les festivaliers attendaient devant l’entrée avec une patience relative tandis que dans le Parc Chanot, les artistes répétaient leurs shows respectif. C’était notamment le cas de Zamdane, avec qui l’on a pu parler un court instant, l’occasion de revenir sur la sortie de son EP ce vendredi-même. L’entretien arrivera très bientôt sur le site. On vous encourage fortement à écouter Z, désormais disponible sur toutes les plateformes de streaming !

La 21ème édition de Marsatac ouvre finalement ses portes avec deux heures de retard. Conséquence : le show de Zamdane, initialement prévu pour 19h30 est reporté à ce samedi. Les autres sets prévus pour la soirée se déroulent comme prévu à partir de 20h, et c’est donc Caballero & Jeanjass d’ouvrir les hostilités sur la scène extérieure. Le duo belge déroule avec aisance et maîtrise leur performance scénique comme à leur habitude, parfois entrecoupé d’entretiens téléphoniques amusants avec la mère de Caballero ou Roméo Elvis. Le divertissement est toujours assuré quand ces deux incroyaux personnages sont sur scène.

Il fallait suivre le rythme effréné du line-up pour enchaîner deux concerts tout en étant sûr de ne pas rater son morceau préféré ! Une fois le concert de JJ et Caba terminé, de nombreux festivaliers se ruent vers le Palais Phocéen afin de se rendre au set de Josman ! On avait émis quelques critiques à la sortie de J.O.$, notamment sur la redondance à la limite du supportable du rappeur d’Aubvervilliers. On avait également supposé, sur ce même article, que l’excellent travail de production et la technicité excitante du duo Josman/Eazy Dew marcherait sans nul doute sur scène. Très vite, les deux amis de longue date nous ont donné raison. En rejouant quelques-uns des morceaux d’antan (« Dans le vide », « Matrix » ou « Vanille »), ceux-ci nous ont également rappelé à quel point leur entente a porté ses fruits sur le long terme. On pourrait reprocher une utilisation de l’autotune excessive à Josman à des moments où sa voix sèche aurait semblé mieux coller à l’univers sonore de son comparse… Globalement cependant, la performance est extrêmement satisfaisante, notamment grâce aux morceaux de J.O.$, semblant taillé pour ces moments de turn-up.

Ce n’est un secret pour personne : Marseille aime particulièrement les Marseillais ! Le retour de l’une des superstars du rap français actuel sur ses terres ne pouvait que provoquer des mouvements de foule incroyables et des moments épiques dans le Grand Palais du Parc Chanot. Tout s’est passé exactement comme prévu. SCH n’a pas vraiment eu à forcer devant un public conquis d’avance et au moins aussi ravis d’être là que Sadek en 2017. Face à l’immense foule qui était présente face à lui, le scélérat d’Aubagne l’a joué cool et décontracté avant de se déchaîner sur quelques-uns de ses tubes les plus entêtants. De A7, à JVLIVS, le rappeur a survolé sa discographie avec une prestance et un charisme scénique qui lui sont propres. JVLIVS, l’un des meilleurs albums de l’année 2018 a très bien été exploité et la réaction du public à chacun des titres dudit album reflète bien l’engouement qu’il continue de susciter. Avant de conclure son set par son classique « A7 », SCH a également eu la très bonne idée de nous faire profiter de son fantastique couplet sur le morceau « HS » avec Hamza. Une succession de grands moments.

Le meilleur pour la fin. Comme d’accoutumée, les festivaliers se ruent d’une scène à l’autre pour ne pas rater une miette du spectacle qui leur ait promis. Direction le Palais Phocéen pour un show made in Corée du Nord. Hologram’ Lo fait monter la sauce en jouant « Voyage Léger » du nouvel album de Nekfeu avant que n’apparaisse sur scène Alpha Wann, d’ores et déjà prêt à tout casser avec le morceau « Starsky et Hutch ». « Ici, c’est racisme et vente d’armes, des clodos à chaque station / tu l’appelles mère-patrie, je l’appelle dame nation ». Ceux qui ne le savaient pas encore ont sans doute bien dû comprendre où ils avaient mis les pieds à ce moment-là. Une fois « Le piège » conclut, Philly Phaal continue d’envoyer du style avec énergie et précision. Hormis deux titres d’Alph Lauren 3 (« R5 et Murcielago » et »Courchevel » avec KSA), un du premier Alph Lauren (« L’histoire d’un type bien ») et un morceau patate de KSA (dont on vous conseille grandement l’EP Quatre-vingt huit), Alpha Wann et Lo’ n’ont joué que des morceaux d’UMLA. Et on ne leur en veut absolument pas, bien au contraire. On avait même été plutôt dithyrambique lorsque le premier album d’Alpha Wann était sorti et le show offert par l’écurie Don Dada ne nous a absolument pas fait mentir. La plus-value d’avoir l’un des meilleurs rimeurs du pays, Infinit’, pour interpréter « Le Tour » est également on ne peut plus appréciable. Philly Phaal ne s’est pas contenté d’envoyer du style au sens figuré ! Lui et Lo’ ont tenu à envoyer du textile exclusif Don Dada au public marseillais. Vous pouvez remercier votre humble rédacteur, sa détente et son abnégation exceptionnelles mises à contribution dans l’unique but de vous dévoiler à vous, lecteurs de Newzikstreet, la nouvelle collection Don Dada. Pardonnez la piètre qualité photographique de ces deux derniers clichés.

 

Crédits photos : Studio 13 

 

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