Crédit photo : Simon Alex-Billaud 

Comme l’année précédente, le festival des Ardentes a tenu ses promesses, soit celle de nous divertir grâce à une scène rap on ne peut plus pluriel. Naturellement, les MCs francophones étaient largement les plus plébiscités par un public qui ne demandait que de turn-up et d’exécuter des pogos ratés. Néanmoins, la très large programmation du festival a également fait la part belle des artistes venant d’horizons différentes, des USA à l’Angleterre en passant par l’Argentine ou le Maroc.

Le rap est clairement devenu l’argument de vente n°1 du festival liégeois qui n’en oublie pourtant pas ses origines plus éclectiques ; On a été ravi de rencontrer la chanteuse pop Tanaë qui se produisait à la Rambla ou de redécouvrir Leo Fifty-Five sur la scène pour les professionnels. Un plaisir, également, de se déchaîner sur les contenus excitants de Petit Biscuit ou de Vladimir Cauchemar, là pour contenter, avec d’autres, les amateurs de musique électronique.

Ce ne sont pas les activités qui manquent au festival des Ardentes. On peut se déchaîner sur les manettes de la Gaming Zone, à condition de s’inscrire aux tournois, se briser la voix dans un karaoké ou même lâcher son freestyle grâce au stand tenu par Keakr ! On peut décidément faire beaucoup de choses, mais ce que l’on a préféré faire avec les amis de l’équipe Newzikstreet a été de classer nos concerts préférés scène par scène, à la mémoire du Parc Astrid qui vivait son dernier festival. L’exercice est évidemment compliqué, subjectif et un tantinet puéril, mais qu’est-ce que c’est fun, quand même.

LE PARC

Mallory – Préfère Lil Skies à Lil Wayne

 

  1. Juice WRLD : Je l’attendais énormément et j’en ai eu pour plus que ce que je pouvais imaginer ! Juice WRLD chantait et rappait avec justesse, on était à fond dans son univers trap/rock alternatif. C’était pour moi, sans conteste le meilleur du parc, voire même de tout le festival.
  2. Lomepal : Tout ce que l’on attendait de lui ! Clairement, Lomepal a joué ses meilleures musiques.  Le show était de qualité grâce à la mise en scène, aux des jeux de lumière. Je dirais que c’était un des meilleurs rendu visuels du festival, et l’énergie était folle. 1000 degrés dans les Ardentes.
  3.  Sofiane : Honnêtement, je n’écoute pas la musique de Sofiane, mais j’étais impressionnée par sa performance. Il est survitaminé, ne s’arrête jamais de parler au public, de rapper, et retransmet toute sa vitalité au public. Un vrai showman.

Ses flops :

1 – Nekfeu : Trop déçue. J’attendais beaucoup de Nekfeu, qu’il fasse la plupart des sons que j’aime mais… On sent que Nekfeu fait plus briller le collectif qui l’entoure que sa propre personne. Je pense que le public n’est pas venu pour le $-Crew. C’est compréhensible qu’il veuille porter ses amis de toujours sur scène, mais sans leur manquer de respect, ce sont ses albums solos qui font de Nekfeu une tête d’affiche. J’ai trouvé le show irrespectueux vis-à-vis de son public qui écoute ses albums – notamment le dernier qu’il a très peu exploité – et qui ne voit pas ses morceaux préférés sur scène.

2. 47ter : Je n’ai pas bien compris ce qu’ils faisaient là… C’est bien sympa de reprendre des instrus classiques et rapper dessus pour le délire, mais le délire a ses limites, tout de même.

Simon – N’a rien contre le piano-siffleur

  1.  Lomepal : Une première place qui peut éventuellement surprendre mais l’ambiance était très
    particulière pour son concert. Le public connaissait les chansons par cœur ce qui à donné
    de très beaux moments lives. Entre moment d’émotion où le chanteur perd un peu de sa voix, la gorge nouée sur le morceau pour sa grand-mère, et celui où il partage avec le public un de ses premiers passages aux Adrentes où il était sur une petite scène avec beaucoup moins de monde. Mais aussi une énergie incroyable pour un final très chaud avec toute son équipe !
  2.  Booba : Qui d’autre que le Duc pour dégager une assurance pareil sur scène ? Un public dingue,
    des invités sur scène (Médine et Dosseh), bref une sacrée ambiance pour B2O.
  3.  Juice WRLD : Une belle surprise pour ma part, j’adore le rappeur mais je ne savais pas trop à quoi m’attendre sur scène et la surprise fut bonne. Entre gros turn up, pogo et moments d’émotions
    avec des hommages pour Mac Miller ou XXXTentacion le public à vraiment apprécié et l’artiste lui a très bien rendu.

Ses flops
1- Ski Mask the slump God : Je n’en attendais rien et je n’ai rien eu. La quasi totalité du show était en play back, une ambiance mitigée, un jeu de scène pauvre où l’artiste court de droite à gauche sans réelle interaction. Bref, le vrai flop du Parc c’est lui.

2- Rick Ross : Malgré un show incroyable et un charisme sur scène inégalable Rick Ross a rapidement mis le feu à la scène (malgré du retard) et il est parti sans rien dire ! Pas d’au revoir ou aucune autre annonce, sinon celle de Port of Miami 2 sortant bientôt… C’est dur d’établir un flop sur cette scène et sans ça, je pense qu’il n’aurait jamais fini dans le flop.

3 – Niska – Sujet sensible il me semble… Pourtant pas programmé jusqu’à j-1 en clôture de festival,
Niska a fait le strict minimum sur scène. On ne peut pas forcément le blâmer pour ça mais j’aurais aimé qu’il s’investisse un peu plus avec le public pour une clôture de 4 jours de festival.

Stéphane – A prouvé pour la 78ème fois en un an qu’il connaissait « Amour X » par cœur.

  1.  Fianso : Le show était impressionnant malgré que Fianso n’ait pratiquement joué que des morceaux en featuring sans que les invités en question soient présents, à l’exception de Heuss L’Enfoiré pour « Khapta ». Son seul charisme a suffit à mettre le feu, il a même réussit à donner une seconde vie à « We will Rock you »
  2. Aya Nakamura : Le show d’Aya Nakamura était à la hauteur de son succès, donc immense. En plus de jouer tous ses plus gros morceaux tout en transmettant sa bonne humeur, la chanteuse du 93 n’a pas oublié de remercier et de citer toute l’équipe qui tourne avec elle. La grande classe.
  3. Booba : Booba s’est ramené sur scène avec une nonchalance sans pareil, c’était à peine s’il a transpiré sur scène. Mais sa maîtrise est sans pareil et le concert était à l’image de sa carrière, soit incroyable et sans véritable défaut. Mention spéciale à ce grand moment où nous avons chanté « Scarface » en cœur.

Ses flops

  1. 47 Ter : Je pense qu’on a tous été un peu abasourdis de les voir sur scène (sauf Simon)… J’avais l’impression de voir des rappeurs lycéens, c’était assez gênant.
  2. Nekfeu : C’est vraiment dommage, je n’ai pas trop l’impression qu’il voulait être là… Il coupait souvent ses musiques au plein milieu et ses nombreux invités saccadaient l’ambiance plus qu’autre chose. Et je ne suis pas trop convaincu par les boules de hamster en fin de soirée.

Yoofi – Parvient à s’exprimer en ne citant qu’Alpha Wann

 

  1.  Juice WRLD : L’année dernière, je n’aimais vraiment pas Juice WRLD. J’ai appris à le tolérer dans l’année, puis à crier son nom (un peu rigolo si on le traduit) pendant les Ardentes 2019. Le fait d’être aidé d’un live-band donne une dimension plus spectaculaire au show et offre une seconde vie à ses morceaux. Et pour les gens fermés comme moi, ça donne un aperçu de ce à quoi ressemble un concert de rock. Et ça a l’air sympa !
  2. Little Simz : Le bracelet accrédité nous permet, entre autres privilèges incroyables, d’avoir accès à l’espace VIP qui offre une superbe vue sur le parc. Nous y étions quand Little Simz rappait, comme à son habitude, à la perfection avant d’enchaîner des solos de guitare avec l’aisance et le style qu’on lui connait. Pour l’anecdote, derrière nous se trouvait le réalisateur Kim Chapiron qui mangeait entouré de ses proches. En l’ayant aperçu derrière moi, puis en contemplant la perfection du show de Little Simz, je ne pouvais m’empêcher de me dire une chose : le rap a gagné.
  3. Sfera Ebasta : Ce sont souvent les découvertes qui pimentent un festival. Comme  l’auditeur de rap français lambda, je ne connaissais Sfera Ebasta que grâce à sa collaboration avec SCH. Aux Ardentes, j’ai vraiment découvert une personnalité hors-norme, un artiste polyvalent, capable de captiver les spectateurs sans difficulté et de les amener dans son univers. Un peu rude de constater que mes trois années de Italien LV3 n’ont servis à rien, mais tout de même, quel show !

Ses flops

  1. Ski Mask the Slump God : Tout l’inverse de Juice WRLD ! De base, j’adore Ski Mask et j’avais l’impression que sa musique se prêtait parfaitement à l’exercice du festival. Une fois arrivé (en retard…),Ski Mask n’a jamais vraiment lancé son show, malgré quelques pogos peu flamboyants qui auraient dû l’être bien plus compte tenu de sa musique. Heureux, néanmoins qu’il ait rendu un long hommage à XXX Tentacion, puisqu’il est la personne la plus légitime pour le faire.
  2. 47TER : C’est un peu dur de les mettre en flop… Clairement, le groupe parisien était entouré d’une solide fanbase et leur a donné exactement ce pour quoi ils sont venus. Peut-être même que certains les ont découvert et ont sincèrement apprécié leurs musique. C’était d’ailleurs impressionnant de voir le monde qu’il y avait pour un concert programmé aussi tôt dans la journée ! Simplement voilà, le piano-siffleur, la réinterprétation de « Niggas in Paris », les proutlines… Le show est maîtrisé, le vrai problème, c’est la substance du show.
  3. Nekfeu : J’ai beaucoup aimé le concert de Nekfeu ! J’ai beaucoup moins aimé le public de Nekfeu qui boudait à chaque apparition d’un membre du $-Crew, comme s’ils n’avaient pas compris quel genre de rappeur, sinon même quel genre d’homme était le Fennec. Cela donne une ambiance mi-figue, mi-raisin, où la grande majorité est enjouée quand Nekfeu rappe, puis éteinte quand Alpha Wann débarque faire « Stupéfiant et Noir ». Un scandale !

 

 

Wallifornia Beach

Mallory

  1. YBN Cordae : Le show n’était pas transcendant, mais vraiment très agréable. J’adore sa voix, son style. Il a un charisme assez magnétique, ça se voit qu’il va faire partie des rappeurs qui vont compter dans les prochaines années. Et ce sera mérité, selon moi.
    2. Scarlxrd :  L’ambiance la plus dingue du festival. Le show a été aussi énervé que ce que l’on pouvait attendre, sinon plus. Mine de rien, c’est excitant d’entendre du rap hardcore autant assumé, surtout en festival.
    3. Hamza : Hamza a fait son job sans trop d’extravagance. Les musiques sont tellement efficaces qu’elles donnent naturellement envie de chanter et de danser. Ambiance garantie.

Ses flops

Rich the Kid : Le show était loin d’être nul, mais plutôt frustrant, puisqu’il est arrivé en retard et que nous avons eu le droit qu’à 30min de show. J’ai l’impression qu’il s’est contenté du strict minimum, qu’il a fait sa prestation autant qu’il pouvait puis s’est barré. Un peu dommage, car les musiques et le show étaient cools.

Simon

1. Hugo TSR : A l’heure du semi-playback de la plupart des rappeurs sur scène qu’est ce que ça fait du bien d’entendre Hugo TSR s’essouffler phase après phase. Un concert très rap, très bonne ambiance, qui était à part sur cette scène.
2. Scarlxrd : En une musique Scarlxrd et son DJ ont réussi à retourner littéralement la Walifornia.
Des flows rapides, des sonorités qui rappellent les heures les plus torturées de XXXTentacion et une énergie impressionnante ! Cet artiste a rapidement conquis le cœur des festivaliers.
3- Lacrim : Lacrim était certes moins impressionnant sur scène que la plupart des concerts mais sa force se trouve dans la prestance qu’il possède ! Il s’impose comme un vétéran de la scène. Quelques titres ont su galvaniser son public, et lui s’est montré généreux en échangeant naturellement avec la foule. Et ça, c’est précieux en live.

Ses flops

1- Heuss l’Enfoiré : Mais est-ce vraiment de sa faute ? Même avec une béquille, Heuss a assuré son concert sur une chaise et ça c’est tout à son honneur ! Mais il aurait quand même pu chanter un peu plus…
2- Chilla : Malgré ses qualités indéniables de rappeuse, son set était énormément basé sur son dernier
projet, plus intime et forcément méconnu, (il était sorti la veille) du coup le public n’était pas vraiment réceptif. La scénographie était également assez plate.
3- VALD : VALD en festival c’est bien, mais il n’y a pas d’identité !  C’est toujours la même chose, soit un joyeux bordel, certes digne de l’ambiance des lieux, mais j’attendais un peu de renouveau de sa part…

Stéphane

Ninho : Naturellement, il y avait beaucoup de monde pour Ninho. Je crois que je suis vraiment rentré dans le festival grâce à ce concert. Comme beaucoup, j’ai adoré Destin et j’ai été très heureux qu’il l’exploite autant. C’était aussi très cool de sa part de promouvoir les nouveaux artistes de son label, et ça aérait plutôt bien le show. Léger petit bémol : que le nombre de signe JuL dans la foule en soit témoin : on voulait « Jusqu’à minuit ».
Scarlxrd : Il y avait un côté cathartique dans la violence de ce show… Quelque part, ça m’apaisait de voir tous ces gens se rentrer dedans et tout cette poussière monter aux cieux. Un moment intense.
Chilla : C’était rafraîchissant d’avoir quelques artistes féminines à des heures avancées dans la journée. Le show était précieux grâce aux interactions entre Chilla et le public, notamment avec le public masculin.

Ses flops

La scène en elle-même : Trop de poussière, un énorme détour pour y accéder et des agents de sécurité désagréables… Les concerts sur la Wallifornia Beach étaient tous bons, mais la scène en elle-même, et pour de nombreuses raisons, était relou.

Yoofi

YBN Cordae : YBN Cordae n’a rien fait d’extravagant, ne nous a pas demandé toutes les deux chansons de faire un grand cercle et n’avait pas la scénographie la plus impressionnante du festival. Mais YBN Cordae a beaucoup de charisme, une diction parfaite et une bonhomie qui a rendu son show plus agréable que n’importe lequel où il était question de se taper dessus sans relâche. Vous savez ce qu’on dit des choses les plus simples.

Hocus Pocus : Mon petit kiff personnel. Il fut un temps où Hocus Pocus était le groupe que j’écoutais le plus, à l’époque de Place 54. Leurs lives étaient souvent vantés par ceux qui avaient eu la chance de les voir. J’ai dû attendre une douzaine d’années avant de me ranger du côté de ceux qui encensent leurs prestations scéniques, et à juste titre. Le groupe fait vivre chaque morceau comme une expérience à part entière, tant dans leur scénographie que leur conception même. D’une sophistication sans égal.

Diddi Trix : J’avoue avoir été étonné du très grand nombre de festivaliers s’étant regroupé devant la scène quand était venu l’heure de Diddi Trix. Mais ces derniers étaient clairement au bon endroit. Déjà, pour les fumeurs de cannabis, puisque le rappeur ainsi que son backeur ont gentiment envoyé des joints roulés au public. Ensuite, pour les amateurs de pogos. Le style de Diddi se prête parfaitement au turn-up, et il n’y a jamais eu de temps mort dans ce show parfait pour les festivaliers en quête de sensations fortes. Diddi Trix est un sacré MC scénique.

Ses flops

Pusha-T : Comme pour Nekfeu, je n’ai rien à reprocher à l’artiste, mais à son public… Ne pas connaître les paroles du dernier album de Pusha-T, ça passe. C’était l’album de l’année 2018, hein. Mais ça passe ! Ne pas savoir lancer un pogo correctement, ça passe. Même si, comme l’a dit King Push, « you gotta wait for the beat to drop, though ». C’est pas bien compliqué, mais bon. Ça passe. Mais NE PAS CONNAÎTRE LES PAROLES DE « RUNAWAY » !? Gâcher l’incroyable opportunité que nous avions d’entonner tous en chœur l’une des plus belles musiques du monde !? Ça, c’est impardonnable. Imaginez la foule du Live Aid rester bouche bée devant Freddie Mercury qui s’en va chanter « Bohemian Rhapsody ». VOUS ressembliez à ça. Pusha-T ne nous méritait pas ce soir-là.

 

La Rambla

Simon

1- Loud : Y-a-t-il vraiment besoin d’argumenter ? Le meilleur MC quebecois a mis le feu à cette scène trop petite pour lui ! Une énergie débordante et des pogos pleins de respect ! Pas de débordement malgré un public en délire devant Loud (coucou Zola).
2- Slim Lessio : Malheureusement peu de monde mais le rappeur a su faire son show proche de son public
qui connaissait très bien ses sons ! Une bonne ambiance et une bonne énergie. A souligner la maîtrise des vocals et de son autotune en live qui peut en faire rougir plus d’un !
3- Kekra : Malgré des problèmes de micro au début du set et une mauvaise place dans la programmation, l’homme masqué à réussi son live avec son équipe et sa fan base qui était présente.

Stéphane

1 – Alkpote : Arrivé en dernière minute pour remplacer Maes, Alkpote a été bien plus qu’un bouche-trou (no pun intended). Son show était solide, énergique et c’était une vraie valeur ajouté que d’avoir Luv Resval à ses côtés pour interpréter « Célébration ». L’empereur ne déçoit jamais.

2 – Kekra – Beaucoup d’énergie, beaucoup d’ambiance, mais aussi beaucoup de problèmes techniques ! Au final, on s’en fout, il a joué « 9 milli » et « Doré » et c’est ce que tout le monde voulait.

3 – Tanaë – J’avoue que je ne la connaissais pas avant de l’avoir interviewé le jour avant sa prestation à la Rambla. Ce n’est pas forcément ce que je préfère, mais le personnage, très authentique et généreux sur scène, a eu raison de mon cœur de pierre.

Yoofi

1 – Jok’air : Je ne suis pas loin de penser que Jok’air a livré la meilleure prestation du festival. Tous ceux qui l’ont vu ont pu apercevoir un homme d’une franche sympathie, à la voix remarquable et à l’énergie inépuisable. La Rambla ne permettait pas de grandes scénographies, mais Jok’air et sa longue listes de tubes dans son répertoire brillaient largement assez pour remplacer un quelconque effet de lumière.

2 – Loud : Conquis de base, puisque j’écoute « Fallait y aller » à peu près tous les jours depuis sa sortie, et que je considère l’album Une année record comme un classique. Charismatique, cool, en contrôle total, le québécois a, semble-t-il, rappé ses morceaux sur un nuage. En pleine décontraction et avec une aisance assez éblouissante. Le White Jay-Z, les pep-talks en moins.

3 – Shayfeen & Madd : Tout comme Sfera Ebasta, je connais Shayfeen & Madd grâce à leurs collaborations avec des rappeurs français (Lacrim,Laylow, Dosseh) mais la vraie découverte est d’autant plus plaisante que lorsqu’elle se fait sur scène ! Je ne parle pas un mot d’arabe, mais je comprends l’essentiel à travers ces pass-pass élégants, cet autotune bien digéré et cette dégaine inimitable : ils sont frais. Et j’ai envie d’apprendre à les connaître.

 

Vous pouvez retrouver bien plus de photos sur le compte instagram de Simon Alex-Billaud.

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