Le Rat Luciano : Pone dévoile une maquette du son « Tous dans le même micmac » !

Ça va devenir une routine maintenant, commencer la semaine avec un son inédit de la FF ou du Rat Luciano dévoilé par Pone. « Tous dans le même micmac » c’est le titre que l’on découvrira aujourd’hui, bien qu’il s’agisse d’une maquette, on constate une fois de plus à quel point Le Rat Luciano ne s’arrêtait jamais de bosser à l’époque, de même que le DJ. Et ce n’est pas l’anecdote de Pone à découvrir plus bas qui nous fera dire le contraire, pendant 5 ans, il bossait environ 15h par jour pour créer à peu près 3 beats, il explique que pour le rappeur c’était la même chose.

FF partout, nique tout

D’une durée de près de 7 minutes, la maquette, posée sur la même instru que le titre « Sans faire couler le sang » de la Fonky Family en feat avec Kertra, Kadaz, Arrafat & Moz l’Ours Blanc sorti sur leur premier album « Si Dieu Veut » il y a 20 ans, verra naître par la suite le refrain de ce dernier selon lui. Il n’y a pas de refrain sur ce titre donc je pense qu’il voulait parler d’un autre… Quoi qu’il en soit, cette instru est légendaire et un solo du Rat qui kicke pendant autant de temps que le morceau de la FF, c’est juste énorme. Vivement la semaine prochaine, ce genre d’archives on en veut encore plus !

La petite anecdote de la semaine avec rectification au sujet du son précédent :

Je pense pas que celui-ci ai fuité quelque part, en même temps c’est pas vraiment un morceau. Mais ça n’empêche pas que je l’aime beaucoup. On en a fait à la chaîne des comme ça, dans ma chambre, de bon matin, avec un micro SM58 et un dat, je laissais tourner l’enregistrement en enchaînant les beats, lui enchaînait les textes. Quasiment tous les jours. On était hyper productifs, moi je bossais environ 15 heures par jours, ce qui fait à peu près 3 beats, et le rat c’était pareil, voire pire. Ça a duré 5 ans. Il écrivait tout le temps, et je pensais au son en permanence, des autistes. Le reste du groupe bossait aussi énormément, Djel était collé aux platines du matin au soir.

Vous aurez certainement reconnu l’instru de  » Sans faire couler le sang », qui a cette époque était juste un son parmi d’autres. Il avait tout un tas de textes raturés sur des feuilles volantes ou des cahiers d’écoliers, toujours écrits au bic. Mais il avait aussi plein de petits bouts de refrains, d’expressions, aujourd’hui on appellerai ça gimick ou punchlines, c’est comme ça qu’est apparu, à la fin de cet essai, le refrain de  » Sans faire couler le sang ». Souvent je découvrais les textes en même temps qu’il les posait, et on en parlait après. Mais les trucs les plus forts restaient dans ma tête et je ne manquais pas de les rappeler à son souvenir en studio. Il fallait un peu le pousser pour qu’il les fasse, par modestie je pense, il a jamais trop aimé se mettre en avant, et moi non plus d’ailleurs. Si j’avais pu toucher le smic pour rester dans ma chambre à faire du son j’aurais signé. ^^ pour mes techniciens du son, puristes, passionnés de mix, vous pourrez comparer l’instru brut et la version mixée sur notre premier album et constater ainsi le travail monstrueux de notre ingé Mario Rodriguez, particulièrement sur les panoramiques, et sur les voix de la fin. Bonne écoute.

Erratum : j’ai dis la semaine dernière que le morceau  » de quoi on parle  » avait fuité, et vous m’avez fait remarquer à juste titre qu’il avait fait plus que fuiter puisqu’il était en face B du maxi vinyl de  » sacré ». J’avais complètement zapé. De plus je me suis même planté sur le titre qui est en réalité  » où ça mène », mais je l’avais archivé sous un autre nom. Méa culpa je le referais plus. 🙂 bisous et bon dimanche. Et merci à Queen K pour la photo.

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