A peine la première semaine dans les bacs…

 

IMG_3682 (1)

image008zer

 

C’est un album que je me suis impatienté d’écouter depuis vraiment 3 semaines. J’ai trouvé la promo très séduisante et réfléchie. Admettons que les 2 plus-value du projet sont, bien entendu, les connexions avec French Montana et Lil Durk, une première pour un rappeur en France jusqu’à présent. Des feats qui ont été bien vendu au public : extrait audio, puis extrait du clip pas très explicite (jamais plus de 10 secondes)
Personnellement, ça m’a mis l’eau à la bouche : les connexions et en plus la façon de le vendre. (faites un tour sur sa page FB) Mais Lacrim avait déjà frappé fort avec Mon Glock Te Mettra A Genoux, de part son succès, qui ne m’avait pas spécialement convaincu dans les temps où la trap music se fait de plus en plus rare (lol…). Je me répète, c’est vraiment la manière dont la promo a été faite qui m’a donné envie d écouter, autrement, je serais passé à côté.
Il a été très présent médiatiquement durant tout l’été, il a su entretenir son buzz jusqu’à la date d’échéance. Ses morceaux étaient dévoilés parfois juste avec une image en adéquation avec le titre ou le message du morceau, et une couleur qui renvoie au cover de l’album. Un vrai fil conducteur et une régularité criante.
Lacrim a repoussé son premier report du 18 Aout au 1er septembre, et ça a été vite pardonné puisque lors d’une interview le 9 juillet, il annonce un featuring avec French Monatana. Je pense que les enchères ont été lancé dès cet instant :

alors, tu penses qu’il va vendre ?

Ces murmures se font de moins en moins sourds. Puis, arrive le cover moins de 10 jours après l’itw, et 2 jours après, la deuxième exclu, clippé : Pocket Cofee tourné en Algérie. Lacrim parle de son univers de voyou, son côté mafieux, sa responsabilité en tant que père, bref

« qu’est ce que tu vas m’apprendre de la vie, j fais parti des anciens routards ! »

Son amour exacerbé pour l’argent qui serait prêt à le pousser au pire (à savoir si c’est pas déjà fait) il raconte, se remémore, parle de ses seuls regrets ceux d avoir fait pleurer sa mère. Même si aujourd’hui tout ça, c’est derrière lui « Des cartouche de FAMAS y’en a jusqu’à Damas
Mais la j’suis dans les îles sous rhum ananas » ça reste sa vie.
C’est le message qu’on ressent tout au long de l album. Pour résumer la portée de son message à une seule ligne de ses textes 

« les couilles, l’honneur, l’oseille et les tarpés » Pronto,

3ème extrait : toujours un peu sur le même registre de vouloir montrer que c’est un dur, « comme tu sais, on a peur de rien. Ta vie ou la mienne, en vrai, j’en sais rien. Ratata! J suis déjà loin, 94, Marseille, Bondy Nord et j oublie pas mes Montreuillois » Lacrim connait du monde, lui déclarer la guerre c’est creuser sa tombe d’avance.
L’univers mafioso est très marqué. À certains moment, j’ai eu l’impression d’écouter du Rick Ross des instrus à raisonnance très mafia-dope dealer-meurtre-paradis fiscal-bahamas-prison.
Les instru posent sacrément le décor, pour ceux qui ont quelques références en tête dans le domaine apprécieront « La Rue » « Barbade »
Mais, Corleone n’est pas seulement un produit asservi convenablement à un marketing de taille. On tourne en rond d’un point de vu textuel mais paradoxalement c’est ce qui fait qu’on s’immerge dans l’univers (ou pas). D’un point de vu savoir-faire dans la discipline : technique, flow, pareil, je trouve ça pauvre et qu’on tourne en rond. Mais c’est un tout. Le projet est bien peaufiné, bien abouti musicalement, les sons s’enchaînent bien. Lacrim travaille intelligemment et apporte un souffle nouveau dans sa promo : beaucoup d’interviews vidéo, écrit (le parisien, metronews) et tout cet investissement a été dûment récompensé. A la conquête du disque d’or.. 

 

6.5/10

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *