Le 16 novembre se rapproche et, de ce fait, Kery James dévoile petit à petit les contours de son huitième album solo, J’rap encore. Les story-tellings du rappeur emblématique du 94 ont contribué à sa légende et ce nouvel extrait fait office de piqûre de rappel. Sans artifice, ni concession ou pudeur, Kery James nous raconte l’histoire vraie d’une femme de cité, Amal Bentousi.

J’te parle d’une vraie meuf de té-ci
Qui a plus de vécu que tes rappeurs qui s’inventent des vies

A travers les yeux de sa protagoniste, Kery James fait l’inventaire des maux de cité, entre la pauvreté, la toxicomanie, la délinquance juvénile ou les bavures policières. La sobriété des images de Leïla Sy, qui capture des femmes de cité – et Chilla – toutes de noir vêtues, apporte la gravité nécessaire à l’histoire du rappeur. L’idée de faire porter à certaines d’entre elles des portraits d’être aimés rappelle, pourquoi pas, des plans du court-métrage engagé de Beyoncé, Lemonade. D’autres portent des livres traitant de la condition de l’Homme noir contemporain tel que Peau noire, masques blancs de Frantz Fanon. Cette ode à la femme de cité que rappe Kery James pendant sept minutes se termine avec une note d’espoir. Histoire de rappeler que personne n’est condamné à l’échec.

A appris à aimer grâce à Kanye West, Nekfeu, Alpha Wann et Eiichiro Oda..

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