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21 Octobre 201303 Mars 2014, je vous laisse faire le calcul….

5 mois ! Même pas…
C’est le temps qui s’est écoulé entre le 1er album de Kaaris et sa réédition. Une réédition digne de ce nom, pas comme son mentor, quelques mois plus tôt.

K Double A n’a pas cherché à se faire attendre, l’impression qu’on a c’est qu’il n’y a eu aucune pause pour lui depuis la date de son premier album récompensé par un disque d’or (comme j’avais évoqué pour la chronique « Or Noir »)

11 tracks sur cette deuxième partie d’Or Noir. Sur ces 11 tracks À La Barrière, Sombre, S.E.V.R.A.N et À l’Heure étaient des exclu’. Et, pour ceux qui avaient suivi Kaaris à l’époque de son street album « Z.E.R.O », un bout de Je Remplis l’Sac avait été freestylé en radio, deux ans auparavant (Mars 2012) ☛ ICI. Pour les sons qu’on avait déjà pu entendre, il y a aussi Comment Je Fais, lors de la promo « Or Noir » sur Skyrock, en 2013

Le rapide constat que je peux faire : Kaaris avait judicieusement préparé son explosion depuis au moins 2 ans. Il enchaine passages radios sur passages radio, freestyle sur freestyle depuis 1 an et demi. Il devait déjà avoir une tonne de sons de prêts, en 2012, entre son street album « Z.E.R.O », « Or Noir » et sa réédition maintenant. Un succès qu’il doit sans doute aux personnes qui l’entourent/l’encadrent. Finalement, « Kaaris » c’est un projet arrivé à maturité en 2014.

La « partie II », comme la « partie I », commence avec beaucoup de puissance mais cette fois sur une vraie Intro, à proprement parler.

Fidèle à lui même, l’énergie , le hardcore, les phases & punchlines qu’on lui reconnaît, sont toujours au RDV. Et cette image de « bête sauvage » toujours bien entretenue à travers quelques quelques jolies comparaisons.

« On est dans l’sous marin, t’es sur l’ponton

ça tire plus que sur les tendons.

Fais un faux-pas, mon équipe t’ouvre la chatte jusqu’au menton ! »

Intro

« J’sors mon cul noir de mon putin de pieux que pour prendre du biff

J’nettoie l’rap, mais pour la chatte des emcees, j’crois que j’vais mettre du CIF ! »

Sombre

« Si j’t’éclate la gueule, c’est permis si c’est avec une bouteille de champagne halal ? »

Comment Je Fais

« Du rap,je suis la genèse,

avec une main je rédige ma thèse.

Dans l’autre main, je tiens le crâne de Louis XVI »

Toujours dans le même esprit que la première partie, sur chacune des prods on reconnaît la signature de Thérapy. En écoutant bien, y a vraiment une base commune à tous les instrus, mais c’est relativement hétérogène comparé au 1er où Thérapy prend une part énorme au projet. Là, les instrus, ok ! Mais ce n’est pas ce qui va surélever cet opus.

Les 11 tracks à la suite, c’est des coups de poings, pas le temps de souffler. 11 titres qui condensent uniquement du dur. Le plus doux c’est Pablito (qui ressemble étrangement à Or Noir pour ceux qui tendront l’oreille et à la fois Bouchon de Liège) Et encore «  » doux «  » à remette en cause pour ses lyrics

« J’retire l’bre-chi de ta bouche et-tu-re-tires les poils de ta langue ! »

« J’lâche une grosse caisse en pissant

J’arrose et parfume le rap depuis dix ans ! »

Pablito

Une phase de la même catégorie que

« J’te bouffe la schnek comme une viennoise

En même temps, j’fume ma OG kush

En même temps, j’attrape une grosse mouche avec une paire de baguettes chinoises ! »

Bouchon de Liège

Kaaris a bien fait son travail, et avec respect pour son public : 11 titres, dont 6 nouveautés officielles, c’est respectable.

Rien de neuf ! c’est un vrai prolongement de ce qui a été fait en amont. Je dirais même que Kaaris a mis un accent de plus sur le hardcore, les phases/punchlines sont innombrables dans ce petit condensé d’11 tracks.

Cependant, toujours pas d’effort sur le fond, malgré un Therapy un peu plus en retrait et varié. Toujours pas de feat, à croire que le emcee Sevranais n’aime pas collaborer (lol..) ça commence à être un peu regrettable d’autant plus que le premier jour de sa promo post-sortie s’achève sur un freestyle qui laisse présager…. Ou disons le clairement, qui confirme qu’il y a des différents entre lui et son mentor BoobaICI

Malgré le fait qu’on puisse éprouver une certaine lassitude, sur la première écoute, du fait que ce soit « toujours pareil », toujours ce même univers sombre, énervé, du hardcore parfois exacerbé, qui tend vers le blasphème au point de provoquer quelques controverses… Même si l’impact n’est pas aussi fort que « Or Noir », Impossible de faire l’impasse sur ses sons : présent sur les réseaux, clip (S.E.V.R.A.N), freestyles radio, attitude provocante dans les itw, les talks show…. Tout ceci lui profite, il sait jouer de son image.
C’est donc une deuxième fois TRÈS BIEN JOUÉ de sa part.

7/10

INTRO ❤️❤️❤️

COMMENT JE FAIS ❤️❤️❤️

CHARGÉ ❤️❤️❤️

JE REMPLIS L’SAC ❤️❤️❤️

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