Interview : Rencontre avec Adryano, la nouvelle signature Wati-B

Ah l’été !  Un mercato endiablé, des petites tenues dans la rue, une nouvelle mixtape de A2H… C’est durant cette période bénie de l’année qu’Adryano, jeune chanteur franco-espagnol, a tenu à officialiser sa signature dans le plus gros label de France, sinon d’Europe, Wati-B. Vêtu d’un clip très estival, son dernier single en date, « Damelo », était le prétexte tout trouvé pour Newzikstreet de discuter avec le nouveau poulain de Dawala…

Adryano, comment vas-tu ?

A : Je vais bien, l’été s’est bien passé. On est arrivés avec mon premier clip, « Damelo ». La rentrée chez Wati-B s’est bien passée. On continue l’aventure et le travail sur les prochains singles en studio.

Quels ont étés les retours concernant la musique « Damelo » ? En es-tu, à titre personnel, satisfait ?

A : Le clip a eu de bons retours. Des chaînes de télévision comme comme MTV, Trace TV, NRJ Hits et M6 nous jouent. Le clip a été apprécié parce qu’il faisait « été ». A titre personnel, ce single était une mise en bouche, la suite sera plus élaborée avec des clips plus thématiques. Le morceau aussi a été apprécié, il passe sur Latina depuis trois mois, donc on juge les retours excellents, on avait proposé une musique un peu plus electro pour innover le genre latino.

Félicitations pour ta signature dans l’un des labels les plus importants de la chanson française, Wati-B ! Quand et comment es-tu entré en contact avec eux ? Qu’est-ce qui t’a convaincu de rejoindre le label ?

A : Avant de rejoindre le label Wati-B, j’étais sur le label de Big Ali, Madison Music dans lequel j’ai fait mon premier single « Fuego Loco » qui m’a permis de passer sur NRJ. Je suis allé au bout de mon contrat et ai décidé de tenter ma chance ailleurs pour pouvoir faire évoluer ma carrière. J’ai eu la chance, par l’intermédiaire d’un ami qui est depuis mon manager, de rencontrer Dawala. Le courant est très bien passé avec lui, il y a eu un très bon feeling. Il a su ce que je voulais faire et s’est lui-même projeté sur ce qu’il pouvait faire de moi. Il n’avait pas d’artiste « Latino », c’était donc un défi qui m’était proposé et qui s’est proposé à lui. On s’est entendus là-dessus. Je suis pleinement satisfait parce qu’il me donne l’opportunité de travailler les titres que je veux. Le crédit de confiance qu’il m’accorde me satisfait amplement. L’éclectisme du label m’a plu, son histoire. J’avais besoin d’un producteur qui me fasse confiance et qui ne me me mette pas de freins.

As-tu déjà rencontré d’autres artistes du label ?

A : Le premier membre du label que j’ai rencontré, c’était Black M. Je n’étais pas encore signé, mais j’étais déjà dans les studios Wati-B un an avant ma signature. Black M avait apprécié ce que je faisais, il m’avait encouragé à continuer. J’ai aussi pu rencontrer JR O Chrome, Doumams et Lefa. On parle facilement, les ambiances de travail sont très chaleureuses, chacun est très décontracté, ouvert.

Quel a été ton premier contact avec la musique ? Quand as-tu su que tu voulais en faire ton métier ?

A : Depuis tout petit, j’ai une oreille musicale et je crée des mélodies. Ensuite à l’adolescence, je me suis enregistré avec un premier micro. J’ai commencé par des titres rap avec des refrains chantés, à l’époque de l’émergence de la Sexion d’Assaut et des refrains de Maître Gims, il y a plus ou moins dix ans maintenant. Au fur et à mesure, j’ai commencé à placer l’espagnol parce que je suis bilingue grâce à mes parents. J’en suis arrivé à la musique de club et à la musique latine, parce que j’allais beaucoup en club à l’époque et me suis dit « pourquoi ne pas faire danser les gens ? »Quand j’ai fait des sons clubs en indépendant, j’ai vu que ça prenait, ce qui a mené à ma signature dans mon premier label. C’est à ce moment que je me suis dit que tout était possible.

Quels sont les artistes ou les musiques qui ont déclenchés en toi l’envie de devenir chanteur ?

A : J’ai grandi avec du SniperBlacko est l’un des premiers à chanter dans le rap. J’aimais bien ce qu’il faisait. Aux US, Akon et T-Pain m’ont vraiment inspiré, et m’ont poussé à continuer de chanter.

Tu as commencé par faire du rap, est-ce que cette époque est derrière toi maintenant ?

A : C’est toujours en moi, j’en écoute toujours. En plus je suis sur Wati-B le premier label de rap en Europe. Encore une fois, j’en suis très heureux. Wati-B c’est de l’urbain qui a débouché sur de la pop, c’est tout à fait ma personne. On est en préparation d’un album, il y aura des morceaux plus urbains sur mon album, avec quelques passages rappés…

Tu es bilingue, était-ce évident dès le départ de chanter en utilisant les deux langues que tu maîtrises ?

A : L’espagnol est venu plus tard. Au début, même si j’étais bilingue, écrire en espagnol était compliqué, par rapport aux tournures de phrases. On n’écrit pas comme on parle. Mais j’ai pris mes habitudes. J’ai même fait des recherches pour pouvoir écrire en portugais et en anglais, une langue que j’apprécie et que je parle couramment. Au fur et à mesure, il était plus facile de parler en espagnol qu’en français. Je pouvais plus facilement parler de ce que je voulais. Tout était plus simple, plus facile, au niveau de l’intonation par exemple. C’est aussi plus facile d’écouter de l’espagnol chanté que du français chanté.

Tu as grandi en écoutant des musiques hispanophones ou francophones ? Qu’est-ce que tu préfères ?

A : J’ai surtout grandi avec du rap US et la pop du genre Chris Brown. Les premiers morceaux latinos que j’ai écouté étaient Daddy Yankee et Don Omar, dans les environs de 2009, donc assez tardivement. Cela m’a également inspiré. J’ai essayé de regrouper tous ces univers pour créer le personnage « Adryano » que je travaille en ce moment.

Aujourd’hui tu préfères la musique francophone ou hispanophone ?

A : Bonne question ! J’aime beaucoup la manière dont a évolué la musique en France sur le plan urbain. Avec de nouveaux artistes comme Niska ou PNL, on sent qu’une nouvelle vague est arrivée, et qu’elle est intéressante. Sinon, j’écoute vraiment beaucoup ce qui se fait aux États-Unis, notamment ce que fait Justin Bieber. Il a apporté une touche urbaine à la pop qui n’existait pas avant. On le retrouve aux côtés de gros rappeurs comme Nas par exemple. Il n’y a plus de frontières, plusieurs artistes parviennent à changer de style et à collaborer avec des artistes venant d’autres horizons.

Tu cites parmi tes influences des artistes aux qualités diverses (Justin Bieber, Major Lazer, Wizkid). On sent que tu es quelqu’un de très éclectique.

A : Tout à fait. Dans le projet sur lequel je travaille en ce moment, j’ai envie de proposer aux gens des thèmes qui m’appartiennent, mais aussi des thèmes qui sont ceux de la vie quotidienne. Il y aura de la variété, du latino, des morceaux plus clubs ou plus urbains. J’essaie de partager mon univers à la fois sur le plan personnel et à la fois sur le plan musical.

Quelles sont les qualités qui te plaisent le plus chez ces artistes ? Y-en a t-il d’autres qui t’inspirent aujourd’hui ?

A : Chez Justin Bieber, c’est l’artistique en lui-même. Tant que le projet est bon, il ne va pas se mettre de frontière. C’est bien de vivre de sa musique, mais encore faut-il aimer la faire. Lui, aime faire ça, et ça se voit, c’est un artiste complet. Je trouve cela très inspirant.

Et Wizkid ?

A : J’ai failli collaborer avec Wizkid ! C’était en 2015, j’avais le contrat sous mes yeux, mais le problème, c’était la partie financière. Cela aurait dû être un morceau avec lui et Big Ali. Six mois plus tard, il a fait « One Dance » avec Drake et a vraiment explosé sur le plan international. C’est l’un de mes plus grands regrets. J’écoute beaucoup de musique nigérienne, kenyane également. Je m’inspire beaucoup de ce qui se fait en Afrique. Plus ou moins deux ans avant « Sapés comme jamais », j’écoutais Wizkid, Davido, Bracket… Ils sont riches en mélodie, et ont vraiment apportés une nouvelle touche musicale qui a ensuite été copiée par des artistes comme Niska, ou même PNL.

Quelles sont tes ambitions sur le court et long terme ?

A : A court terme, j’aimerais bien faire carrière dans la musique. Sur le long-terme, j’aimerais être manager-producteur d’artistes. Je trouve ça super intéressant. J’ai déjà écrit pour d’autres artistes, des femmes françaises, anglaises ou lituaniennes. Je m’intéresse à tous les types de musique. A titre personnel donc, j’aimerais faire carrière dans la musique pour ensuite être manager-producteur.

Tu m’as parlé d’un album en préparation, est-ce trop prématuré pour avoir une date de sortie ?

A : Pour l’instant, la date est floue puisque l’album est encore en préparation. Mais il sortira sûrement courant 2018.

 

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A appris à aimer grâce à Kanye West, Nekfeu, Alpha Wann et Eiichiro Oda..

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