Que retenir du court-métrage « Jvlivs – Tome 1 : Absolu » de SCH désormais disponible ?

Le mardi 16 octobre 2018 nous était présenté en avant-première un visuel inédit né de l’inspiration de SCH et de la réalisation du duo Late Nights composé de l’indéboulonnable Fifou et de Julien Paolini (notamment reconnu pour ses courts-métrages). Environ 150 personnes se retrouvaient dans le 6ème arrondissement de Paris, près d’une place abritant un large magasin Louis Vuitton et des cafés chics. Un quartier qui semble assez propice à la rencontre de l’un des rappeurs les plus raffinés de l’hexagone.

Dans le très beau cinéma Étoile Saint-Germain-des-Prés a donc été dévoilé le premier « tome » de la nouvelle aventure de SCH. Les lumières de la salle s’éteignent à peine qu’une voix off grave et rocailleuse surgit en guise d’introduction du court-métrage. Elle raconte sur un ton belliqueux la naissance, l’entourage et le développement – tout cela marqué par le signe de la violence – dans lequel est enfermé le protagoniste du court-métrage. « Jvlivs – Tome 1 : Absolu » met SCH dans la peau d’un chef de gang méditerranéen implanté à Marseille et dans la Sicile. On y retrouve ainsi une imagerie assez conforme à nos attentes, soit celle de SCH depuis ses débuts. On se situe donc entre le deuxième volet du Parrain ou les séries Gomorra et Mafiosa, notamment pour les décors et les paysages.

Le personnage qu’interprète SCH est au moins aussi raffiné que le S dans ses visuels.  Il n’y a pas de véritable surprise, que ce soit dans le scénario ou dans la mise en scène de Jvlivs. Le seul léger parti pris artistique – qui ressemble plus à un clin d’œil à l’album qu’à un parti pris artistique – se trouve au niveau de la bande-son. Quand, habituellement, les musiques traditionnelles siciliennes ou corses viennent rythmer la narration de ce genre de paysages, elles sont ici remplacées par les pistes instrumentales de l’album de SCH à venir ce vendredi 19 octobre 2018. Ces dernières se marient très bien avec l’ambiance dépeinte par Fifou et Julien Paolini. Enfin, on apprécie la bonne idée d’avoir intégré à la bande-son de ce court-métrage le morceau « Vie infecte » du groupe marseillais Carré rouge. Le morceau jaillit lorsque le baron de la drogue surgit dans sa trap-house pour vérifier la qualité de la poudre qu’il refourgue, et retranscrit très justement la froideur de cette séquence.

SCH apparaît à la fin de la séance avant de faire monter une partie de l’équipe technique du film, dont les deux réalisateurs. « Les clips se suivent », nous dit-il entre autres, puisqu’une partie des clips de « Mort de rire », « Otto » et « Pharmacie » font en réalité partie de la narration de son film. Après plusieurs coupes de champagne, de biscuits apéritifs succulents (pour la plupart) et de cocktails servis très frais, la soirée arrive à son terme. Des questions restent néanmoins en suspens : Y-a-t-il une chance que l’unique renoi de la bande de SCH ne soit pas le traître, quel rôle jouera l’excellent Kofs qui apparaît en fin de court-métrage, aurons-nous le droit à d’autres cameos de rappeurs ? On a vu Kaaris entrer dans la salle obscure un peu après les autres, peut-être qu’il y a plus qu’un featuring prévu entre les deux hommes… Toutes ces questions méritent d’être posées mais l’essentiel reste la sortie du premier album de SCH depuis sa signature chez Rec 118 label de Warner.

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A appris à aimer grâce à Kanye West, Nekfeu, Alpha Wann et Eiichiro Oda..

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